Publié dans Do it for the gram, Quelques mots

Hyperactive

« Hyperactive » . C’est un mot qu’on me lâche environs trois fois par semaine, parfois de manière péjorative, souvent de manière blasée, quand je parle de mes activités quotidiennes et sportives. Et ça commence à bien faire !

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ; en anglais : attention deficit hyperactivity disorder, ADHD) est un trouble du neurodéveloppement caractérisé par trois types de symptômes pouvant se manifester seuls ou combinés : des difficultés d’attention et son contrôle, des symptômes d’hyperactivité et d’hyperkinésie et des problèmes de gestion de l’impulsivité. Le trouble est reconnu lorsque ces symptômes se manifestent de manière persistante, sur six mois ou plus, et de manière suffisamment importante pour poser un obstacle développemental ou perturber l’insertion sociale ou encore le travail scolaire

Site de la Haute Autorité de santé (HAS), https://www.has-sante.fr/jcms/c_2012647/fr/trouble-deficit-de-l-attention-avec-ou-sans-hyperactivite-tdah-reperer-la-souffrance-accompagner-l-enfant-et-la-famille, consulté le 16 aout 2022.

L’hyperactivité est une maladie

Entendez par là – sans aucune connotation négative – un trouble, une altération de la santé (physique ou mentale). C’est une affection sérieuse qui concerne de plus en plus d’enfants et d’adultes qui en souffrent au quotidien. Taxer quelqu’un d’hyperactif à chaque fois que son activité physique dépasse la moyenne admise, c’est non seulement stupide mais également irrespectueux pout toutes les personnes qui en souffrent réellement. Vous ne pouvez pas vous contenter de coller une étiquette aux gens quand leur mode de vie vous dépasse.

Le rôle des réseaux sociaux

Pourquoi hyperactive ? J’imagine que ma pratique des réseaux y est pour beaucoup dans ce diagnostique erroné. Je tiens effectivement un compte instagram où je ne poste QUE des combos de pole dance ou des sessions de renforcements musculaires… Est-ce à dire que je ne fais que ça de mes journées ? Non. J’ai un travail (deux, en fait), des enfants (toujours deux), un mari (…) et une tonne d’autres hobbies que je montre beaucoup moins.

De la même manière sur Facebook, mais de manière plus épisodique, je vais poster un enchainement de pole dance dont je suis particulièrement fière ou les activités que je fais avec mes garçons. Je réserve ce média aux amis proches et à la famille, le contenu y est différent mais il reste rythmé de moments « spéciaux ». Je suis pas toujours en festival, en vacances ou en vadrouille. Ce sont des moments que je sélectionne pour l’occasion. Si je devais poster quelque chose à chaque fois que je mange une pomme ou que je boucle un bilan, j’aurais certainement le mur le plus inintéressant au monde.

Et c’est bien là le point crucial sur lequel j’aimerais appuyer : vous ne voyez que ce que je veux bien vous laisser voir.

Celle que je suis, celle que je vous montre, celle que vous voyez

Qui je suis. La question est vaste. La réponse est infinie. Changeante. Complexe. C’est quelque chose entre moi et moi-même.

Celle que je vous montre. Mon image. J’essaie qu’elle se rapproche le plus possible de celle que je suis. J’essaie mais je n’y arrive pas tout le temps. Ce n’est pas que je mente ou que je ne sois pas sincère, c’est juste que je sélectionne parfois ce que je peux transmettre de plus positif. Il est fort probable que beaucoup d’entre vous ne verront jamais qu’une version tronquée et édulcorée de moi-même. Ce n’est pas forcément un mal mais… Certains détails vous échapperont toujours un peu. Appelons ça… La part de mystère, la part d’ombre.

Celle que vous voyez. Ou que vous croyez comprendre. Même si vous pensez pouvoir lire entre les lignes et analyser les non-dits… Votre lecture se fera toujours sur des bases incomplètes, tronquées et choisies. De même, votre avis passera à travers les filtres de votre propre expérience, environnement et ressentis personnels. S’il y a déjà un abysse de différences entre ce que je montre et les conclusions que vous en tirez, imaginez le monde qui nous sépare du vrai moi.

Je choisis de vous montrer mes activités physiques parce qu’il me plait de partager quelque chose avec vous sur ce sujet bien précis. De temps en temps, effectivement, des détails de mon quotidien, relégués le plus souvent dans les angles morts, transpirent. Ce n’est pas pour autant que j’ai élargi la fenêtre, l’éclairage est juste différent. Cependant, il existe tout un monde qui ne vous est pas visible.

Les goûts de chacun

Je ne suis pas hyperactive MAIS j’aime bouger. J’aime le sport. J’aime le mouvement. J’aime les challenges et l’inactivité m’ennuie. Je n’éprouve aucun plaisir à zoner. Je considère ça comme du temps perdu. C’est quelque chose qui est, j’imagine, personnel à chacun. Si j’ai le choix, pour me faire plaisir, je vais donc me faire une session de fitness ou de pole plutôt que de regarder une série ou de chill.

Contrairement à ce que mon feed montre, je ne fais pas du sport tous les jours ou, en tous cas, pas à la même intensité (c’est le principe de la fenêtre dont je viens juste de parler). J’ai tâtonné, il est vrai. Je me suis un peu perdue, parfois, je l’avoue. Je suis même allée jusqu’à me blesser par épuisement dans le passé, certes. Cependant, cela n’a rien avoir avec de l’hyperactivité. Un trop plein d’enthousiasme, oui. Une addiction à la montée d’adrénaline, oui. Un besoin irrépressible de faire de l’activité de peur de reprendre du poids, peut-être. Dans ce cas, mes TCA m’ont fait plus de mal au coeur et au corps qu’une prétendue hyperactivité…

Les limites de chacun

Ce qui paraît beaucoup à certains, paraîtra normal à d’autres. Cela dépend de ton environnement, de ton cercle d’amis, de la manière dont on percevait le sport dans ta famille, de ta pratique, de ta résistance à l’effort, de tes objectifs … BREF de plein d’autres choses qu’un trouble du neurodéveloppement. Je ne conseillerai jamais à quelqu’un d’autre d’avoir le même entrainement que moi. De un, je ne suis pas coach sportif et de deux, je ne suis pas vous. Tous les corps sont différents, les besoins aussi.

Ce que je sais, c’est que mon entrainement me convient. J’ai un solide background de fitness et des bases appréciables en haltéro. Je sais ce que je fais et je travaille, tant que faire se peut, en qualité. J’obtiens les résultats que j’espérais. J’atteins mes objectifs fixés au préalable. Je n’ai pas un besoin impérieux de bouger pour le plaisir de bouger, je suis un programme. Je pratique sans me lasser et avec plaisir à chaque séance. Cerise sur le gâteau, quand je suis trop sollicitée, j’arrive à prendre du repos sans culpabiliser. J’ai atteint un équilibre tout à fait confortable ! Que mes limites soient différentes des vôtres est tout à fait normal, chaque être humain est différent. De même, on a pas tous le même plaisir à faire du sport. Dans mon cas, j’en tire une réelle satisfaction physique et un bien-être quasi immédiat. Alors, au final, pourquoi se priver?

Conclusions

Cet argumentaire est moins écrit pour vous convaincre que je ne suis pas hyperactive que pour vous montrer à quel point notre regard peut être biaisé par les réseaux ou nos propres croyances. Dans tous les cas, porter un jugement sur quelqu’un est toujours bien moins anodin qu’il y parait. Si tu n’es pas capable de dire un mot gentil alors … Peut-être faudrait-il envisager de te taire, tout simplement… 🙂

Publié dans Exercices d'écriture

Cher moi …

(Thème : Si tu devais écrire une lettre à ton « moi » d’il y a 10 ans)

J’écris une lettre que tu ne liras probablement pas. Tu l’accepteras poliment avec ton sourire de façade habituel et tu la rangeras sur ta longue pile de trucs à lire qui se situe juste à côté de ta plus grande pile encore de trucs à faire. La vérité, c’est que tu ne lis plus. Tu ne fais plus grand choses non plus. A part le sport, plus rien ne t’intéresse et tu es si fatiguée… Tu as presque touché le fond et quand ça sera fait, il ne te restera plus qu’à taper des pieds pour remonter.

Et c’est ce que tu vas faire.

Tu as cru que perdre 20kg ferait de toi quelqu’un de neuf. Une top biche pleine d’assurance qui n’aurait peur de rien. Tu t’es trompée. Tu as changé mais pas en bien. Ta confiance en toi reste bien fragile et tu te vois toujours obèse, indigne et insignifiante. Malgré tout, tu as du mal à t’arrêter… Tu es allée si loin. S’arrêter maintenant serait un aveu d’échec. Encore un.

Mais c’est ce que tu vas faire.

Ce jour-là sera un jour ordinaire mais ça sera celui de trop. Tu vas tout arrêter du jour au lendemain parce qu’il n’y aura plus de place que pour un changement radical dans ta vie. Cela dit, finalement, ce que tu redoutais le plus ne se produira pas. Pas de cris, pas de violence, pas de cataclysme, pas de ciel qui s’ouvre en deux… Ta vie ne se sera pas écroulée. C’est juste un peu différent. Ce que tu pensais être toute ton existence, ce par quoi tu te définissais était finalement un hobby comme un autre. Ta bande, ta crew, tes potes, ta team t’apparaît finalement dans sa cruelle vérité : une bande de gars toxiques qui te confortait dans ton mal-être et ta perception biaisée de toi-même.

La révélation va être douloureuse mais ça ne sera un dévoilement que pour toi. Tout le monde semblait bien plus conscient que toi de ce qu’il se passait. Tu auras de la chance de conserver leur amour et amitié une fois l’orage passé. Malgré toutes les turpitudes de ton aventure, ils sont restés. Même si tu ne les as pas écoutés, même si tu as tenté de les éloigner. Ce tri sera probablement un des moments les plus bénéfiques de ta vie.

Tu vas t’en sortir.

C’est pas toujours une certitude et, parfois, tu en doutes encore. Tu ressens encore ce vide, ce néant qui te fait peur et t’angoisse mais tu ne cherches plus à l’enfouir sous une multitudes d’activités, de sorties, de sport ou autre. Petit à petit, tu acceptes d’être seule avec toi-même. Et c’est déjà un beau progrès ! Si je devais te dire quelque-chose, ça serait ceci :

« Tu fais de ton mieux et c’est déjà bien.
Tu n’as pas besoin d’être parfaite ou performante pour que l’on t’aime.
Tes défauts ont leur charme quand ils ne t’envahissent pas trop (ni toi, ni les autres).
Tu n’as pas à redéfinir tes propres limites pour plaire à quelqu’un d’autre.
Tu es « assez ». Ni trop. Ni trop peu.
Tu es plus qu’un chiffre sur une balance, plus qu’un physique, plus qu’une image.
Tu ne te définis pas uniquement par tes heures de sport ou les poids que tu peux soulever.
Tu es un tout.
Pose-toi. Ecris. Dessine. Lis. Cuisine. Joue.
Tu en fais assez.
C’est de ton âme et de ton coeur dont tu dois t’occuper maintenant.
Tu peux te reposer… »

(Retrouvé dans une note personnelle – 17 janvier 2022)

Publié dans Do it for the gram

#Happiness

C’est quoi le bonheur ?
Il ne dépend pas de ce que vous êtes ou de ce que vous possédez. C’est une façon de penser.
Il ne se cache pas dans une armoire pleine à craquer ou dans un coffre plein de jouets. Parfois, il suffit d’une simple boîte en carton pour ériger un château fort ou construire un vaisseau spatial.

Le bonheur, c’est le rire de mon doudou quand il a pris cette photo  » volée « , c’est l’enthousiasme de mon Gabi quand il a vu les petits gâteaux sortir du four, c’est quand l’odeur de la cannelle a fait descendre mon cheri de son bureau ❤

Provoquez votre bonheur ! Et changez votre façon de penser. Quand vous vous regardez dans le miroir, remarquez votre beau sourire plutôt que vos petites rides. Profitez des surprises de la vie plutôt que de soupirer sur ses imprévus… Il y a des fleurs partout pour ceux qui savent les voir ❤🌹🌻

#loveyourbody #fit #fitness #fitfam #fitgirl #fitmom #belgianfit #getfit #picoftheday
#positivevibes #positive #feelgood #love #eatcleantraindirty #lifestyle #me
#happy #blonde #instagood #beyou #selflove #happiness #bodypositive #bodytransformation #kitchen #selfie #selfconfidence #cooking #inspirationalquote #inspiration

 

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C’est quoi le bonheur ? Il ne dépend pas de ce que vous êtes ou de ce que vous possédez. C’est une façon de penser. Il ne se cache pas dans une armoire pleine à craquer ou dans un coffre plein de jouets. Parfois, il suffit d’une simple boîte en carton pour ériger un château fort ou construire un vaisseau spatial. … Le bonheur, c’est le rire de mon doudou quand il a pris cette photo  » volée « , c’est l’enthousiasme de mon Gabi quand il a vu les petits gâteaux sortir du four, c’est quand l’odeur de la cannelle a fait descendre mon cheri de son bureau ❤ … Provoquez votre bonheur ! Et changez votre façon de penser. Quand vous vous regardez dans le miroir, remarquez votre beau sourire plutôt que vos petites rides. Profitez des surprises de la vie plutôt que de soupirer sur ses imprévus… Il y a des fleurs partout pour ceux qui savent les voir ❤🌹🌻 … #loveyourbody #fit #fitness #fitfam #fitgirl #fitmom #belgianfit #getfit #picoftheday #positivevibes #positive #feelgood #love #eatcleantraindirty #lifestyle #me #happy #blonde #instagood #beyou #selflove #happiness #bodypositive #bodytransformation #kitchen #selfie #selfconfidence #cooking #inspirationalquote #inspiration

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#TCA

Je suis trop touchée pour ne pas en parler… Alors voilà…
Je viens de lire le dernier post de @posifit_kenza et je suis toute chamboulée… 😶

On parle peu des #tca (troubles du comportement alimentaire)… On en parle peu et, souvent, on en parle mal. TROP SOUVENT, on en est morte de honte. La boulimie est considérée comme une paresse ou un manque de volonté. L’anorexie comme une lubie de fille trop superficielle. J’en parle volontairement au féminin parce que si on en parle peu chez les filles, on en parle pratiquement PAS chez les hommes…

Et en dehors de ces deux « créneaux »… C’est le néant. Mon trouble à moi, n’avait pas de nom. Je n’ai même jamais pu trouver quelqu’un pour réellement le comprendre (si jamais il y a une explication à donner). Ma phobie se caractérisait par un refus presque viscéral de manger « mélangé ». J’étais physiquement et émotionnellement gênée par les aliments qui se touchaient ou se mélangeaient, particulièrement les textures différentes. …
Exit les plats en sauce, les pommes de terre qui touchent la viande ou les légumes, les ratatouilles, les pâtes ou beignets fourrés, les pâtes avec des trous type macaronis ou coquillettes, … Je suis passée au-dessus de mon dégoût (et le mot n’est pas trop fort) pendant un moment puis j’ai essayé de faire des efforts seulement socialement pour ne plus en faire du tout. …
Je suis, toujours – à l’heure actuelle – incapable d’expliquer le pourquoi, le quand ou le comment. Je ne sais pas non plus comment, ni pourquoi, le problème s’est résolu (ou disons, atténué, je « trie » toujours un peu ma nourriture. Surtout en période de stress) mais c’est très lié à mon humeur. Je n’ai pas de « fringales » pendant mes déprimes mais je mange tout soigneusement séparés d’un cm dans l’assiette.

On vit avec ses tca comme on traîne un boulet. Comme une tare. C’est énergivore. C’est source de stress et d’inconfort mais on vit. C’est comme ça. Et pour avoir trouvé en elle la force d’en parler et de répandre sa positivité… Je dis bravo Kenza ❤

 

 

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Je suis trop touchée pour ne pas en parler… Alors voilà… Je viens de lire le dernier post de @posifit_kenza et je suis toute chamboulée… 😶 … On parle peu des #tca (troubles du comportement alimentaire)… On en parle peu et, souvent, on en parle mal. TROP SOUVENT, on en est morte de honte. La boulimie est considérée comme une paresse ou un manque de volonté. L’anorexie comme une lubie de fille trop superficielle. J’en parle volontairement au féminin parce que si on en parle peu chez les filles, on en parle pratiquement PAS chez les hommes… … Et en dehors de ces deux « créneaux »… C’est le néant. Mon trouble à moi, n’avait pas de nom. Je n’ai même jamais pu trouver quelqu’un pour réellement le comprendre (si jamais il y a une explication à donner). Ma phobie se caractérisait par un refus presque viscéral de manger « mélangé ». J’étais physiquement et émotionnellement gênée par les aliments qui se touchaient ou se mélangeaient, particulièrement les textures différentes. … Exit les plats en sauce, les pommes de terre qui touchent la viande ou les légumes, les ratatouilles, les pâtes ou beignets fourrés, les pâtes avec des trous type macaronis ou coquillettes, … Je suis passée au-dessus de mon dégoût (et le mot n’est pas trop fort) pendant un moment puis j’ai essayé de faire des efforts seulement socialement pour ne plus en faire du tout. … Je suis, toujours – à l’heure actuelle – incapable d’expliquer le pourquoi, le quand ou le comment. Je ne sais pas non plus comment, ni pourquoi, le problème s’est résolu (ou disons, atténué, je « trie » toujours un peu ma nourriture. Surtout en période de stress) mais c’est très lié à mon humeur. Je n’ai pas de « fringales » pendant mes déprimes mais je mange tout soigneusement séparés d’un cm dans l’assiette. … On vit avec ses tca comme on traîne un boulet. Comme une tare. C’est énergivore. C’est source de stress et d’inconfort mais on vit. C’est comme ça. Et pour avoir trouvé en elle la force d’en parler et de répandre sa positivité… Je dis bravo Kenza ❤

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#TCA

Je lisais, il n’y a pas si longtemps que cela, un article des plus intéressants sur @vice à propos des raisons qui poussent les gens à poster/s’exposer sur les réseaux sociaux…

Évidement, il y a la volonté de se garder motivé et de motiver les autres qui prime.
Il y a aussi l’envie de garder une trace de son parcours, de mesurer les progrès accomplis.
Il y a le plaisir purement narcissique (ben oui… Je ne m’en cache pas 😋 Il y a des clichés où je me trouve vraiment jolie).
ET il y a un côté… « rassurant ».

Oui.

Je m’explique. Parfois, quand on souffre de #tca, on en vient à dissocier l’image réelle de soi et l’image purement intérieure qu’on a de soi… et le malaise vient bien souvent de ce décalage. Il y a encore des jours, où je suis plus fatiguée, plus stressée, plus énervée peut être où mes anciens démons reviennent me hanter.

Alors… factuellement…

Je sais bien que j’ai minci. J’ai changé mes fringues.
Mes habitudes alimentaires.
Je ne devrais pas le penser. Je ne devrais peut être pas le dire.
Mais je me sens grosse. Énorme. Obèse.

J’ai l’impression que mon cerveau est à la traine.
Que mon corps a compris avant ma tête que j’avais perdu du poids.
Je me sens en décalage avec le physique que je projette.
Je me sens comme une petite boule dans un corps de #poledancer

Alors je mets de la distance entre mon reflet et moi. Je m’habitue à cette nouvelle #shape.
Je pose ça là pour éviter de ressasser et de m’en encombrer l’esprit…
Long est le chemin de l’acceptation 😊 mais l’important est de continuer de marcher !

 

Je lisais, il n’y a pas si longtemps que cela, un article des plus intéressants sur @vice à propos des raisons qui poussent les gens à poster/s’exposer sur les réseaux sociaux… … Évidement, il y a la volonté de se garder motivé et de motiver les autres qui prime. Il y a aussi l’envie de garder une trace de son parcours, de mesurer les progrès accomplis. Il y a le plaisir purement narcissique (ben oui… Je ne m’en cache pas 😋 Il y a des clichés où je me trouve vraiment jolie). … ET il y a un côté… « rassurant ». Oui. Je m’explique. Parfois, quand on souffre de #tca, on en vient à dissocier l’image réelle de soi et l’image purement intérieure qu’on a de soi… et le malaise vient bien souvent de ce décalage. Il y a encore des jours, où je suis plus fatiguée, plus stressée, plus énervée peut être où mes anciens démons reviennent me hanter. … Alors… factuellement… Je sais bien que j’ai minci. J’ai changé mes fringues. Mes habitudes alimentaires. Je ne devrais pas le penser. Je ne devrais peut être pas le dire. Mais je me sens grosse. Énorme. Obèse. … Mais en pratique… J’ai l’impression que mon cerveau est à la traine. Que mon corps a compris avant ma tête que j’avais perdu du poids. Je me sens en décalage avec le physique que je projette. Je me sens comme une petite boule dans un corps de #poledancer… Alors je mets de la distance entre mon reflet et moi. Je m’habitue à cette nouvelle #shape. Je pose ça là pour éviter de ressasser et de m’en encombrer l’esprit… Long est le chemin de l’acceptation 😊 mais l’important est de continuer de marcher ! … #loveyourbody #fit #fitness #fitfam #fitgirl #fitmom #getfit #picoftheday #healthy #weightloss #noexcuses #diet #eatcleantraindirty #lifestyle #newlife #blonde #anorexia #beyou #selflove #bodypositive #bodytransformation #happylife #poledance #selfconfidence #motivation #determination #nopainnogain @poledancersareawesome

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#Equilibre

Après les deux derniers posts de #bodytransformation , j’ai eu d’intéressantes conversations avec plusieurs d’entre vous…

En terme de silhouette, je ne fais ni l’apologie de la minceur, ni celle de l’épaisseur.
(Gardez à l’esprit, d’ailleurs, que LES DEUX extrêmes engendrent des soucis de santé).
La seule #shape idéale pour vous est celle qui vous correspond.

Ce qui m’horripile, c’est de croire ET SURTOUT DE FAIRE CROIRE à ce corps parfait et unique qui serait un idéal pour tous. Non, non, non et non. C’est la tendance naturelle de notre époque : l’uniformisation !
Pas de place pour les gros, les maigres, les femmes musclées, les hommes trop minces, les poilus, les goths, les cosplayeurs, les intellectuels,…
La société actuelle vous propose à la fois la « maladie » : ce corps parfait, fin, parfaitement lisse, glabre et bronzé ET ses « médicaments » : crèmes amincissantes, pilules amaigrissantes, gaines, auto-bronzants, anabolisants,…
Ne vous laissez pas abuser. 😉

On vous VEND cet idéal commercial.
La seule image que vous devriez vouloir atteindre c’est celle qui est en adéquation avec vous-même.
Qui êtes-vous ? La maman active et imparfaite ? La bonne copine rigolote ? L’épouse sexy qui porte aussi des chaussons licornes ? La working girl qui aime les chaussons aux pommes ?
Ou … une image de papier glacé ? 😊

Je pourrais peser 50kg… mais je ne veux PLUS JAMAIS peser 50kg.
Je suis cette fille qui préfère danser que marcher.
Qui aime boire du lambrusco avec ses copines.
Qui courent après ses gnomes à vélo.
Qui fait les plus grosses bulles de chewing-gum jamais vues…
Pas (plus) celle qui pose avec 10kg de moins…

#beyou

 

Après les deux derniers posts de #bodytransformation , j’ai eu d’intéressantes conversations avec plusieurs d’entre vous… … En terme de silhouette, je ne fais ni l’apologie de la minceur, ni celle de l’épaisseur. (Gardez à l’esprit, d’ailleurs, que LES DEUX extrêmes engendrent des soucis de santé). La seule #shape idéale pour vous est celle qui vous correspond. … Ce qui m’horripile, c’est de croire ET SURTOUT DE FAIRE CROIRE à ce corps parfait et unique qui serait un idéal pour tous. Non, non, non et non. C’est la tendance naturelle de notre époque : l’uniformisation ! Pas de place pour les gros, les maigres, les femmes musclées, les hommes trop minces, les poilus, les goths, les cosplayers, les intellectuels,… … La société actuelle vous propose à la fois la « maladie » : ce corps parfait, fin, parfaitement lisse, glabre et bronzé ET ses « médicaments » : crèmes amincissantes, pillules amaigrissantes, gaines, auto-bronzants, anabolisants,… Ne vous laissez pas abuser. 😉 … On vous VEND cet idéal commercial. La seule image que vous devriez vouloir atteindre c’est celle qui est en adéquation avec vous-même. Qui êtes-vous ? La maman active et imparfaite ? La bonne copine rigolote ? L’épouse sexy qui porte aussi des chaussons licornes ? La working girl qui aime les chaussons aux pommes ? Ou .. une image de papier glacé ? 😊 … Je pourrais peser 50kg… mais je ne veux PLUS JAMAIS peser 50kg. Je suis cette fille qui préfère danser que marcher. Qui aime boire du lambrusco avec ses copines. Qui courent après ses gnomes à vélo. Qui fait les plus grosses bulles de chewing-gum jamais vues… Pas (plus) celle qui pose avec 10kg de moins… … #beyou ❤ … #fit #fitness #fitfam #fitgirl #fitmom #belgianfit #getfit #picoftheday #healthy #weightloss #noexcuses #diet #eatcleantraindirty #lifestyle #newlife #tag #blonde #instagood #selflove #bodypositive #colors #happylife #street #selfconfidence #motivation #determination #nopainnogain

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#Empty

Il se passe des choses dans les coins secrets d’Instagram mes petits chats :p
Des petits groupes d’échanges qui se créent, des gens qui se confient, des liens qui se tissent,…

On parlait bouffe. Grosses bouffes. Et rapport à la bouffe (un sujet bien de fin d’années, quoi ^^).
Bien des profils de fitgirls cachent (ou pas) des difficultés alimentaires…
Anorexie, boulimie et tous leurs avatars…
Souvent signes visibles de maux invisibles.
Angoisse. Peur de l’abandon. Sentiment de vide. Dépression. Sentiment d’impuissance.

Je n’ai jamais eu l’impression de « basculer » des les troubles du comportement alimentaire.
Enfin, pas comme on saute dans une piscine.
Je me suis juste laissé enliser. Insidieusement. Lentement.
Terrain glissant que celui qui mène au frigo…

Ça a commencé par des petites lubies.
C’était trois fois rien.
Je n’arrivais plus à manger des aliments « mouillés » ou des aliments qui se touchaient.
Les textures baveuses ou gélatineuses me dégoutaient.
Les salades composées me faisaient l’effet d’un véritable bordel dans l’assiette.
Manger a commencé à me mettre mal à l’aise.
A mon propre drame personnel, s’est ajouté le regard des autres.
J’avais trouvé ma petite parade : je triais consciencieusement ce que je mangeais.
Toujours dans le même ordre et toujours les mêmes quantités.
Les aliments que j’aimais le moins d’abord, ceux que je préférais en dernier.
Mes parents ont commencé à criser. Je n’ai pas su leur expliquer. Ils n’ont pas su comprendre. Torts partagés.
Le résultat ? J’ai commencé à angoisser quand les gens me regardaient manger.
J’ai mangé en cachette… Puis plus du tout… Jusqu’à craquer et manger tout ce qui traînait dans les armoires.
(Même si c’était de la chapelure ou des bocaux d’olives).
Je crois qu’au début, j’avais vraiment faim mais… Même cette sensation de faim est vite passée.
J’ai fini par manger uniquement par obligation ou compulsion.

Dans ma tête, c’était pas très clair.
J’alternais les moments de dégoût et les moments de vide intense…
Comme si la nourriture pouvait remplir le trou béant dans lequel semblait sombrer ma vie, comme si ça pouvait me détourner de ce sentiment d’abandon…
J’ai rempli par peur de manquer. Encore.


Un jour, il y a eu un déclic.
Contrairement à ce qu’on peut penser, c’est pas une remarque qui m’a réveillée.
Cela faisait des mois, des années,… que ma famille croyait bon de me répéter en boucle de me « mettre au sport » et « de me bouger ».
Ceux qui sont passés par là savent qu’au bout d’un certain temps, ce n’est plus qu’un bruit de fond.
Que les petites piques insidieuses font de moins en moins mal.
Même si elles nous laissent de plus en plus vide.
Non.
C’est la plus belle demande qui m’a fait changer. Une demande en mariage.
Je voulais être jolie dans ma robe blanche.
A posteriori cela m’a conforté dans une chose : le négatif n’attire que le négatif. Il faut du positif pour faire changer les choses en bien !

Alors voilà. J’ai enfin un objectif concret à atteindre.
J’entame une thérapie, la nourriture devient un problème moins important et je me mets au sport.
C’est gentil au début. Je m’achète une WII FIT pour gagner en confiance.
10 kg de moins et j’entre dans une salle.
10 kg encore et je commence le spinning.

Ça pourrait s’arrêter là et faire une merveilleuse histoire.
« Comment l’amour est plus fort que tout et guérit tous les maux »…
Bla Bla Bla…
Mais la vie est pas un conte de fées.
Et ce moment où tout le monde m’a cru « guérie » a probablement été le pire de tous.
Finies les fringales.
Mise au sport « intensif ».
10… 12… 15… 18h par semaine.
J’ai perdu presque 30kg.
C’était parfait… PARFAIT !
Parfait jusqu’au moment où il s’est avéré que j’étais incapable de m’arrêter.

J’ai reculé de plus en plus « mon poids idéal », j’ai rogné dans les calories, j’ai dépensé sans compter à la salle.
J’étais mince.
J’étais comblée d’attention.
J’étais pleine d’une toute nouvelle confiance en moi.
J’étais toute puissante…


J’étais aussi constamment fatiguée, nauséeuse, endolorie,…
Les tâches du quotidien sont devenues compliquées. Puis impossibles.
Ma sensation de faim a disparu peu à peu.
Mon sourire s’en est allé, remplacé par des obsessions et des névroses qui me laissaient littéralement sans repos.
J’ai refusé de voir des potes pour ne pas avoir à manger devant eux, je me suis endormie au taff, je me suis violemment disputée avec un nombre conséquent de gens, mon Amour y compris…
J’ai vu de moins en moins mes petits bouts. Seul comptait le sport. Seul comptait l’oubli.
Les moments où je me dépensais étaient devenus les seuls où je ne pensais plus à rien.
J’étais grisée du regard des autres. J’étais noyée de compliments.
J’étais en représentation permanente.
Mais j’y croyais à ces mensonges…
J’en faisais des caisses pour être à la hauteur de cette nana qu’ils croyaient voir en moi.
J’ai passé tellement de temps à être quelqu’un d’autre que j’ai complètement occulté la douleur et la faim.

Jusqu’au jour où tout m’a rattrapé d’un seul coup.
C’était la fin.
Même le chemin de la salle de sport est devenu trop difficile.
Je suis tombée malade. J’avais un régime constitué essentiellement de pommes et de thé glacé.
J’ai perdu des poignées de cheveux, je ne gardais plus mes ongles, je n’avais plus aucune énergie.
J’avais tellement mal.
Et malgré tous ces efforts… Le vide est revenu.
J’ai passé une batterie d’examens mais il n’y avait rien à faire pour moi…
J’ÉTAIS ma propre maladie.
J’ai toujours été mon propre poison.

Il y a un moment qui me poursuivra à vie, je pense, et qui, j’espère me servira à jamais d’électrochoc…
J’étais allongée sur le canapé, la tête sur les genoux de ma mère.
Je regardais jouer les petits.
Et je lui ai dit, comme si ça ne venait même pas de moi : « Je me sens mourir, maman ».
Il y avait tellement de choses que je voulais faire… Avec Lui, avec Eux.
Et j’allais tout foutre par terre.
Moi qui « avais tout ».
C’est peut-être ça le problème ? Personne ne pardonne aux « gens qui ont tout » d’aller mal.

On ne se souvient que des « mauvaises choses ». Et c’est vrai.
Je me souviens de la chute avec précision mais pas de la remontée.
Je me souviens seulement être retournée en thérapie pour parler de bouffe, oui, mais plus seulement.
J’ai parlé de choses qui dérangent, de vide, de manque, d’abandon.
Et, petit à petit, la faim est revenue.
J’ai recommencé le sport avec un peu plus de mesure.
Ailleurs.

Je suis partie.
J’ai coupé les ponts avec toutes les relations toxiques que j’ai pu nouer.
Petites satisfactions faciles et éphémères… Jouissives sur le court terme mais dévastatrices à long terme…
J’ai quitté tout ce qui pouvait m’entraîner vers le fond (et c’est probablement ce qui a été le plus dur à faire).
J’ai demandé pardon à un paquet de gens.
J’ai abandonné l’illusion de ma toute-puissance pour accepter la vie que j’avais…
Et à vrai dire… elle est pas si mal cette vie 🙂
J’ai créé un foyer où on m’aime « jusqu’aux étoiles » ou « jusqu’au Far West ».
Un couple où je peux cocooner dans mon pilou aux oreilles de chat.
Un cercle d’amis qui se refuse à changer quoi que ce soit de moi.
Qu’est ce qui a changé? Je ne fantasme plus ma vie… Je la vis !
Si, un jour, j’ai envie de faire quelque chose… Je n’attendrai plus « d’être grande »
<3

Aimez-vous, vous-même.